Mafiosi
Texte écrit en février 2010. Inspiration certaine sur Reborn! (mais j'avoue & assume complètement XD). Bien sûr, pas fini, et ne sera jamais fini. Je ne dirai rien sur ses cheveux. x)
De nos jours - Italie
“Boss, désolé de vous déranger... Mais quelqu’un qui se dit de la plus haute importance veut vous parler”.
Quoi ? On ne réveille pour un crétin ? Pfff... J’ouvris un oeil, Antonio me regardait, l’air gêné, se mordant sa lèvre inférieure. Pauvre garçon ! On l’a envoyé pour me réveiller. Bande de sans couilles, vous autres ! pensais-je. Je m’extirpai de la couette et poussai un “hmm ?”
« Un inconnu est arrivé non armé devant la propriété, Boss. Arnoldo pense que c’est le boss Amo. Il dit vouloir vous parler, seul à seul.
- Bon, laisse moi dix minutes, que je me lève, après je vais pouvoir traiter ça.
- d’acc, Boss.
- Aussi... fais venir Arnoldo s’il te plaît.
- D’accord, il attend à la porte, justement. »
Je hochai la tête et il partit. Je me levai. Arnoldo entrait déjà. Grand et bien bâti, les cheveux coupés courts, avec sess trois marques blanches sur le côté gauche de son crâne lui donnait un air imposant, de l’homme qui a vécu. Il prenait toujours soin de lui, ses cheveux étaient structurés avec du gel, ses grosses lunettes de soleil sur son nez ou dans sa poche de veste, son espèce de trait vertical sur le menton, le seul vestige d’une barbe ; ses chaussures pointues que les gars s’amusaient à dire qu’elles étaient faites de “cuir de croco”, et ses habits classieux, mon sous-boss imposait le respect rien qu’à sa vue.
« Boss, je pense qu’il serait pas judicieux que vous rencontriez cet homme, même s’il est probable qu’il soit le boss Amore. Vous savez pourquoi. »
Il insista sur le “pourquoi” avec force. Je le regardai du coin de l’oeil, avec une moue mécontente et un peu blasée.
« Toujours à cause de ça... »
Je me dirigeai vers le dressing, je pris mes vêtements du jour, préparés par Nya et haussa la voix afin que Arnoldo puisse m’entendre d’où il était :
« Ainsi tu penses qu’il est le chef de la mafia Amore ?
- Oui, d’après son apparence, sa stature... Il n’a pas peur. De plus, il est confiant et sait parfaitement de quoi il parle. Il a même été jusqu’à exiger -Arnoldo appuya sur ce mot- vous-te, pardon, voir.
- hmm, d’accord. »
Je m’habillai rapidement, pantalon, chaussures...
“Où est Nya ?
- Je vais la chercher.”
J’entendis la porte s’ouvrire, un glissement léger sur le parquet, et Nya franchit le seuli du dressing. Elle était d’origine Japonaise, et raffolait des habits à froufrou. Ainsi, elle arborait un habit de maid typique à la Japonaise, bien que je ne lui ai jamais demandé d’en mettre. Elle m’arrangea, et je finis de m’habiller. Je tirai sur le col de ma chemise, mis ma veste et traversai le dressing à grands pas. En arrivant devant Arnoldo, je me rendis compte que je n’avais aucune notion du temps : depuis quand m’avait- on réveillé ? Quand m’avait-on réveillé ?!
« Il est quelle heure ?
- 9h08, Boss. Ta montre -il me la tendit.
- Merci, Arnoldo », lui répondis-je en mettant ma montre Beuchat.
Il ouvrit la porte de ma chambre, je vérifiai mon apparence, lui lança un regard, il acquiesça.
« Let’s go ! » fis-je.
Alignés contre le mur, trois de mes hommes m’attendaient, la tête haute. Erico, qui était le portrait craché de Lee Gi Kwang - j’ai toujours trouvé ça stupéfiant- me tendit mon KP8 que je rangeais dans mon holster, sous le bras gauche. Il me sourit. Le second, Balt, avait un visage fermé, comme d’habitude. Il hocha la tête quand je passai à côté de lui, mais gardant toujours sa moue renfrognée. Il me faisait toujours penser à une tête de train, avec une bouche en V renversé, comme on en voit souvent dans les dessins animés. De plus, sa démarche était toujours effectuée avec une rectitude terrifiante, reprenant ainsi l’image du train qui suit son rail, sans jamais le quitter. Je passais le dernier, Antonio, qui tentait de garder son calme, mais ne put réprimer un sourire en coin lorsque je posais mes yeux sur lui. Il me regarda de ses yeux brillants, et je lui souris des yeux.
Arnoldo était déjà devant, me conduisant à la salle des caméras. Elle était plutôt éloignée de ma chambre, mais nous ne croisâmes personne d’autre. Arrivé devant la porte de verre teintée, il tapa le code sur le pavé numérique situé à côté, et elle s’ouvrit. La grande salle de contrôle était déjà occupée par quatre de mes hommes : Leone s’appuyait contre les hauts tiroirs avec un air méchant; Dito, notre geek/hackeur en herbe était, bien sûr, devant son mac; Sabino tournait en rond, se craquant les doigts avant que l’on entre; et Azaria était allongée sur 3 chaises, peinant pour ne pas tomber lorsque Sabino décida de s’asseoir et donc de lui enlever une de ces trois chaises. Je m’avançai en direction de Dito, qui se tourna vers moi : « Rapport ? »
Je souris : « Rapport.
- Alors... Il a sonné à la porte principale à 8h52, j’ai lancé une recherche par reco’ faciale, et il m’a trouvé qu’un pauvre croquis... du Boss Amore fait il y a 5 ans par la Polizia. Arnaldo a ensuite donné l’ordre le faire entrer, et il est maintenant dans la salle 3, attendant patiemment.”
Dito afficha aussitôt la caméra concernée sur l’écran principale, et zooma sur le présupposé boss de la Familia Amore. L’individu était assis, les mains à plat sur ses genoux, affichant un calme et un maintien effrayant.
« Il est comme ça depuis qu’il est entré. Bo’ et Tito sont dans la même pièce. » m’informa Dito.
Je portai ma main à mon visage, me prenant le bas du visage dans la main, et poussai un soupir.
« Après ça, pense à faire changer la caméra dans cette salle, la qualité est vraiment naze. Je ne discerne même pas s’il a des rides ou non... » Je m’arrêtai. « Bon. J’y vais alors. »
Comme je m’y attendai, Arnoldo s’avançait vers moi, les yeux grands ouverts, la bouche formant déjà un “mais”. Je levai la main et secoua la tête.
« Désolé Arno’, je sais que tu joues à merveille le rôle de boss, mais avec lui, ça ne va pas passer. Je vais y aller moi-même. Il veut parler au boss de la Familia de Imberti ? Il l’aura. »
Je poussai un soupir. « Dito, tu peux m’afficher sur l’écran principal tout ce qu’on sait de la Familia Amore, ainsi ce que sait la Polizia ?
- No problema, boss. »
Vente d’armes, contrefaçon, blanchissement d’argent, pizzo... Parfois impliquée dans des affaires de trafic de drogue... Rien de bien “méchant”. Un peu comme nostra Familia. Mis à part qu’on ne fait pas de pizzo depuis Nonno -grand père-, et que l’on essaye de gagner le plus d’argent possible... grâce aux casinos.
Arnoldo me suivit, et me rattrapa rapidement, avec ces grandes jambes... Je quittais la salle des caméras et me dirigeais vers la salle 3 lorsque Arnoldo balbutia : « Mais Boss, votre visage est fin, vos cheveux blancs, votre corps frêle... Ne va t il pas rire de vous ?...
- Je veux bien être sympa, mais te rends tu comptes de ce que tu dis SUR MON COMPTE, Arnoldo ?! Vais- je devoir me cacher jusqu’à la fin de mes jours, juste parce que j’ai l’apparence d’un gamin de quatorze ans ? Moi, Ambrogio de Imberti, j’ai hérité du titre de boss de cette Familia, j’ai été formé et entraîné. Dis-tu que je suis incapable d’assurer la fonction pour laquelle je vis encore ? »
Arnoldo me regarda, bouche fermée.
« Bien. » fis-je.
Je continuais mon chemin, laissant un Arnoldo humilié dans le couloir peu éclairé. Je regardais ma montre. 9h23. J’arrivai enfin devant la porte de la salle 3. Je serrais la poignée. Grande inspiration. Je peux le faire. J’appuyais sur la poignée et ouvris la porte.
1999 - Italie
Je jouais avec mamma dans le grand jardin, près du bassin. Les gros poissons sortaient leurs bouches béantes pour attraper les bouts de pain qui flottait dans l’eau. Je venais d’en lancer une dizaine. Mamma me caressait les cheveux tendrement. Elle riait en me voyant ahuri devant les poissons. Ils avaient quelque chose d’effrayant, comme si leurs bouches pouvaient s’ouvrir et tout engloutir. Heureusement, ils limitaient aux bouts de pain que j’avais jeté. Mamma avait une longue robe d’été jaune avec des fleurs bleus, qui ondulait avec le vent. J’avais mon short préféré, mes petits chaussures avec des éléphants sur les deux côtés, et j’avais enfoncé mon chapeau bleu sur ma tête.
“Papà est où, Mamma ?” lui demandais-je.
“Il s’occupe d’affaires très importantes à Naples mio angelo. Il reviendra bientôt.”
Elle me laissa à ma contemplation des poissons, dont un était tout rouge, et non comme les autres, gris. Elle se dirigea vers notre servante, Puchi. Elles riaient toutes les deux. Je les entendais dire “oui ces cheveux blonds”, “un véritable visage d’ange”, “un vrai miracle que l’on ait pu avoir un enfant ainsi, si différent de moi ou de son père...”, “il a un rire cristallin” ou “il a toujours eu une belle voix, j’ai toujours trouvé son cri de bébé plus agréable que celui des autres”.
Leurs voix étaient confondues. Impossible de les discerner. Soudain, le poisson rouge sauta hors du bassin. Je pris peur, reculai et tombai sur mes fesses, à deux mètres du bassin. Ma mère accouru vers moi, en riant. “Tout va bien mio angelo ?” fit elle avec une voix douce. Tout à coup, une grande rafale de bruit atteint mes oreilles, et je me bouchai les oreilles avec mes mains. Ma mère avait un regard affolé, et elle me prit dans ses bras, et me remit à Puchi. “Mamma ...!!!” criai-je. Des hommes en noir avançaient rapidement, mitraillettes ou pistolets à la main. Puchi s’assit par terre et plaqua sa main sur ma bouche. Ma mère s’était aussi assise. Elle regardait les hommes avancer. Lorsqu’ils arrivèrent, elle demanda : “Où est Andro de Imberti ? Que s’est-il passé
- Mort. Il a un peu trop cherché la Camorra, Madame de Imberti. Il gênait le Boss.”
Ce fut le dernier mot qu’il prononça. Il pointa son flingue sur le visage de ma mère... Et ... noir. Puchi avait caché la scène de sa main. J’entendis un deuxième coup, et je sentis ma protectrice tomber. Sa main resta contre mes yeux, mais je sentais l’odeur du sang frais, et j’avais l’impression d’en être recouvert. J’entre-ouvris les yeux et la seule chose que je discernais clairement était : du rouge. Après quelques instants, je vis ma mère, même pas à un mètre de moi. Tuée à bout portant, comme Puchi, le crâne déchiqueté. Je me débarrassais difficilement du corps encore chaud de ma protectrice, et regardai les hommes en noir qui m’entouraient. Je passai la main sur mon visage : j’étais enduis de poussière et de sang.
“Ces cheveux... sont rouges.” souffla t’il. Il me tourna le dos, fit signe du doigt à ses hommes de le suivre. On me laissa là, entre deux morts. La robe de mamma était teintée de rouge, et on aurait dit parfois que le sang remplaçait les fleurs bleus qui étaient jadis encrés sur sa robe. Puchi... n’était qu’un corps de poussière et de sang, sa main gauche toujours crispée sur ce qui était avant mon petit bras.
Désorienté, je m’approchai du bassin. Je trempais mes mains dedans, le sang se mêla vite à l’eau. Ne voulant polluer l’eau des poissons, je me traîna jusqu’à la fontaine, laissant les deux personnes qui m’étaient les plus chères derrière moi.
Je grimpa sur le rebord, et décida d’entrer complètement dans la fontaine. Quand j’eu finis de me débarbouiller le visage, j’essayais de nettoyer mes cheveux. Ils avaient comme bu le sang de Puchi. Lorsque je me regardai dans le miroir trouble de la fontaine, ils étaient toujours rouges.
Je ne sais combien de temps je restais ainsi, à frotter et à laver mes cheveux. Les hommes de mon père, dont le jeune Arnoldo -qui avait 17 ans à cette époque- me racontèrent que lorsqu’ils arrivèrent, j’étais endormi dans la fontaine, les cheveux blancs.
De nos jours - Italie
Tito sursauta lorsque j’ouvris la porte. Soit il avait commencé à s’endormir, soit il ne s’était pas attendu à ce que cela soit moi en personne qui me déplace réellement. Je ne pus m'empêcher d'être un peu vexé. Tous les regards se tournèrent vers moi. Le boss faisait son entrée. Le fameux boss Amore se leva, les yeux fixés sur moi. Je lus une lueur d'étonnement dans ses yeux, ce qui était tout à fait normal.
Le boss précédent avait été assassiné par la Camorra. On parlait d'un fils unique qui avait miraculeusement survécu au massacre, mais personne ne sait qui dirige réellement la Familia de Imberti depuis ces 11 ans. Andro de Imberti avait joué trop loin, il s'était aventuré trop loin, hors de son terrain d'action, hors de ses capacités. Les deux-tiers de la Familia ont été assassinés : ceux qui accompagnaient le Boss lors de son voyage à Naples, et ceux qui étaient présents dans la Grande Villa des de Imberti. Le reste avait survécu car bon nombre ont été envoyés ailleurs, sous plusieurs couvertures effectuer des missions plus éloignées. La Familia de Imberti a regagné sa forte puissance, sept ans après le massacre. Les rangs avaient été reconstitués, une nouvelle organisation et une nouvelle hiérarchie avaient été mises en place. Elle reprenait du pouvoir, et personne ne savait à quoi c'était dû.
Bo' réagit au quart de tour, près à me protéger, alors que je n'avais rien à craindre, mis à part que Don Amore décide de me tuer avec un pied de table datant du 18ème siècle. Il s'était posté devant moi, la main posée sur son holster, prêt à dégainer.
« Calme toi » fis-je en soupirant. À ces mots, je vis ses épaules se détendre, et il s'écarta. Je fis signe à Bo' et à Tito de se retirer, ce qu'ils firent en faisant la moue. Le gros problème dans ma Familia est qu'ils me prennent TOUJOURS pour un gamin, la plupart m'ont vu grandir et ont un fort sentiment soit paternaliste, soit fraternel envers moi. Mon apparence n'aidant pas, bien sûr.
« Bonjour. Désolé pour l'attente. » commençais-je.
Ainsi donc, j'ai devant moi le véritable Ambrogio de Imberti, le chef de la famille ?
C'est exact. De quoi vouliez vous donc me parler, Don Amore, chef de la famille Amore ?
Ah ! Je vois que vous vous êtes renseignés. C'est sûr que contrairement à vous, je n'ai pas réussi à garder mon identité secrète.
En effet, votre dernier portrait date d'il y a cinq ans. »
Je tirai une chaise, m'assis, et l'invita à se rasseoir, ce qu'il fit. Je profitais de cet instant pour l'examiner mieux, la caméra donnant réellement une image floue -elle doit dater du temps de papà, pensais-je. C'était un homme fin, sans barbe. Ses cheveux étaient blancs, mais je ne repérai aucun début de calvitie. Il avait par contre de nombreux rides, sur le front, tout autour de la bouche et ses rides autour de ces yeux étaient plissés de telle manière à ce que l'on aurait pu croire qu'il avait comme deux oiseaux qui s'envolaient de chaque côté de sa tête. Il portait un costume noir, avec une cravate rouge. Ses mains tremblaient légèrement, mais sûrement pas dû à une quelconque peur, plutôt... un début de maladie, parkinson, peut-être ? Il était plutôt âgé.
« Pourquoi êtes vous venus ici ? lui redemandais-je.
Je voudrai vous proposer une alliance. Je sais que la Familia de Imberti a regagné de l'ampleur, et vous avez repris tous vos points perdus d'il y a sept ans, par je ne sais quel miracle. Ma Familia rencontre de sérieux problèmes. Depuis peu, mes hommes sont intéressés par le nouveau marché fructueux qu'est le trafic d'organes. Cela créé des rivalités entre les différentes parties de ma famille. De plus, j'ai un cancer incurable depuis maintenant trois ans, qui ne se finit pas. Le médecin de la Familia me prévoit encore deux mois à vivre. J'ai trois fils. Un devra prendre la suite de la famille. Mais je ne peux lui laisser les rênes avec autant de travail à faire. Est-ce vous qui avez permis le redressement de votre famille ? Je commence à avoir du mal à y croire, en voyant votre âge. Vous êtes le fils miraculé ?
Je l'avais écouté en silence, hochant la tête de temps en temps. Il avait dit son monologue en me regardant droit dans les yeux, sans crainte -après tout, il ne devait franchement pas avoir peu de moi... Il gardait ses mains croisées, les décroisaient par moment pour faire des gestes, facilitant la parole. Je repensai à ce qu'il avait dit « Je ne peux pas lui laisser les rênes avec autant de travail à faire », un père dévoué, ainsi était-il ...? Sa dernière question m'interloquai. « Le fils miraculé » ? C'est ainsi qu'on m'avait appelé ?
« Je suis bel et bien Ambrogio de Imberti, seul survivant du massacre à la Grande Villa. Vous voulez que nous vous aidions à redresser votre Familia, Amore ? Cela ne sera pas sans contrepartie, vous vous en rendez compte ?
Bien sûr.
Avez vous réfléchi à ce que vous comptiez nous demander ? Car il faudrait que je m'entretienne avec mes conseillers et Arnoldo.
En effet, c'est tout à fait normal. Mais, je pense que c'est quelque chose qui doit se faire entre chefs, sans élément extérieur. Mais si vous souhaitez demander conseil à vos hommes... Libre à vous. »
Il se tut. Il me regardait maintenant droit dans les yeux, comme s'il essayait de percer une lueur de peur, ou d'étonnement peut-être, dans mes yeux. À vrai dire, il était évident et très palpable dans ce qu'il venait de dire, qu'il ne croyait absolument pas que cela puisse être moi qui ai renfloué les poches des de Imberti, qui avait été la clef de son redressement. Il pensait sûrement que c'était Arnoldo, ou mes conseillers, ou peut-être même une aide extérieure, une bonne âme. Il était impensable pour lui qu'un gamin de dix-sept ans puisse tenir les rênes d'une aussi puissante Familia sans faire de dégâts. Je préférai ne pas répondre à sa provocation latente, qui était aussi placée de cette manière pour me tester, et me concentrai sur ce qu'il voulait envisager plus tard, et ce qu'une possible alliance pourrait nous apporter, ou nous poser comme problème.
« Quels types de services désiriez vous ?
Une aide qui serait gérée par un contrat et une alliance temporaire de nos deux familles. Ce n'est pas commun du tout, mais si vous êtes prêt à le faire, même dans notre milieu, nous tiendrons les termes du contrat, car il en va de la survie de ma Familia.